Quand
Où
Média
Billets
En présence de
Proposée par la lumière collective, IN SITU est une série d’événements qui présente des œuvres audiovisuelles singulières et des performances sonores en direct réalisées par des artistes locaux passionnés par le matériel cinématographique, l’expérimentation audiovisuelle et l’art sonore. Cette quatrième saison de IN SITU est programmée par Emma Roufs.
Proposed by la lumière collective, IN SITU is a series that focuses on unique audiovisual works and live sound performances by local artists passionate about cinematic material, experimental moving images and sound art. This fourth IN SITU season is curated by Emma Roufs.
PROGRAMME
Muu | Nelly-Ève Rajotte
2012 | numérique | 10 mins
Muu propose des images de l’Amérique mythique, sous la thématique de la disparition. Le projet prend la forme d’un film western sans personnage où la quête est l’interaction avec le spectateur, posé entre l’espace vidéographique et l’espace sonore. La bande sonore plonge le visiteur dans un univers ambigu et déroutant exprimant à la fois l’immensité et le vide.
∞An Archive of Disappearing Sounds∞ | Michaela Michalak
2026 | Super 8 & 16mm à numérique | 10 mins
∞An Archive of Disappearing Sounds∞ est une méditation sur le deuil environnemental, qui évoque un espace cinématographique contemplatif en faisant de l’écoute une praxis. À mesure que la pollution lumineuse et sonore des villes coloniales de peuplement s’étend, quels sons inaudibles pourraient être perçus dans les silences en voie de disparition du Territoire ? En s’interrogeant sur ce que l’écoute du Territoire peut nous apprendre, ce film réfléchit aux critiques autochtones de l’augmentation des échelles d’écocide issues du colonialisme de peuplement, en retraçant des généalogies de l’extinction.
PERFORMANCE SONORE EN DIRECT PAR SID FRANK | 20 à 30 minutes
BLANC | Nelly-Ève Rajotte
2017 | numérique | 9 mins 30
Par un déplacement robotique aérien, le sublime des paysages nord canadiens est survolé par l’oeil-machine en fonction du point de vue du spectateur même. Ouverture sur un cinéparc enneigé où un écran de cinéma blanc au centre du paysage invite le spectateur à se perdre à l’intérieur du point de vue (« God eye’s POV ») de la machine parcourant le paysage. Le travelling aérien dans le désert blanc déstabilisant les perceptions et créant du vertige, le spectateur adopte la perspective aérienne et déroutante sur le paysage de l’oeil-machine, du drone. Le projet s’inscrit ainsi dans une démarche de questionnement du langage cinématographique (point de vue) et des arts numériques où le spectateur sera amené à vivre une expérience sensible singulière tout en étant confronté à ses propres perceptions face à l’image mouvement. Les robots rêvent-ils au paysage?
*Do Androids Dream of Electric Sheep? (Blade Runner)
Past: Future: Present Self-Composting | Michaela Michalak
2026 | 16mm | 3 mins
Une figure spectrale apparaît dans un paysage nocturne où convergent de multiples temporalités. Ce travail en cours constitue la première missive du Groupe de recherche ectoplasmique. En tant que point de départ d’une trilogie qui interroge ce que signifie « composter » le soi à une époque où l’identité et d’autres formes d’enclosure acquièrent une valeur accrue. Le compostage du soi adopte des cadres ectoplasmiques, transféministes et non binaires du « devenir », entendu comme ce qui déborde des systèmes opératoires collectifs guidés par la capture et le capital.
Nous le futur | Michaela Michalak
2014 (2021) | Super 8 & 16mm to digital | 3 mins 30
Nous le Futur est une lettre d’amour intergénérationnelle qui crée une « hantologie » bilingue à partir d’entretiens sur la mémoire historique menés auprès de résident-es parisien-nes. Au sein de cette archive sonore pluriannuelle, on écoute des rêveries autour de la mélancolie historique, de Mai 68, de la guerre civile algérienne — ou des « événements » —, de l’immigration en France, de la décolonisation et de la montée des nationalismes européens.
Apex | Nelly-Ève Rajotte
2014 | numérique | 7 mins 30
Apex est une déconstruction de la force des éléments du paysage dans une recherche de verticalité. L’espace sonore est faussé de façon qu’il propose un signifiant détourné à l’image.
BIOGRAPHIES
Sid Frank est un artiste sonore basé à Montréal qui compose des drones électroniques minimalistes intégrant des sons issus de ses archives d’enregistrements de terrain, d’émissions de radio et de vinyles. Il s’est produit dans des lieux dédiés à la musique expérimentale au Japon, en Chine, en Corée du Sud, à Taïwan, au Mexique et au Canada. En Chine, en 2023, il a présenté Beijing 1988, une œuvre combinant une performance sonore en direct et une vidéo de la vie dans la rue qu’il avait enregistrée à Pékin il y a plus de trente ans. Un enregistrement audio de cette œuvre a été sélectionné par Bandcamp parmi les Best Field Recordings of 2024.
Michaela Michalak est cinéaste LGBTIQ et militant-e-chercheur-e, dont les recherches portent sur les politiques de la mémoire en relation avec le son et le silence, à travers le cinéma, la performance et les pratiques archivistiques. Avant de s’installer à Montréal, iel a été chercheur-e invité-e affilié-e à l’Université de Barcelone et artiste en résidence à Hangar.org en Espagne. Auparavant, iel a occupé le poste de professeur-e adjoint-e au sein du département d’études visuelles de la State University of New York à Buffalo. En tant qu’artiste visuel-le, iel a exposé à l’international, notamment au Lopez Museum (Philippines), à la 2e Biennale de Moscou pour l’art jeune, à la Triennale d’architecture de Lisbonne et au Bronx Museum of the Arts, entre autres, avec des projections canadiennes au Pix Film Collective (Ontario) et au Blinding Light Cinema (Colombie-Britannique). Parmi les projections récentes figurent ULTRACinema (2025) à Cuernavaca, au Mexique, avec des projections à venir au Images Festival, au Collectif Jeune Cinéma et au Labo L’Argent en France. Iel est doctorant-e à la Faculté des changements environnementaux et urbains de l’Université York (Ontario) et contributeur-rice récent-e à Hors Champ. Iel se réjouit de pouvoir engager une conversation et présenter ses œuvres au sein de sa communauté d’adoption, ici à Montréal. S’exprimant actuellement en frespagnol et en anglais, iel rêve de devenir un jour trilingue. Depuis 2013, iel maintient une pratique artistique itinérante, tandis que ses années formatrices se sont déroulées à New York et à Brooklyn.
Nelly-Ève Rajotte est professeure à l’École de design de l’UQAM, où elle dirige l’axe de recherche Image en mouvement et design sonore. Artiste visuelle et médiatique, sa pratique s’articule autour de l’image en mouvement, du son, de l’immersion et de la notion d’expérience, explorées à travers la performance et l’installation. Sa recherche-création porte plus particulièrement sur les modes non humains de captation du paysage, mobilisant le LiDAR, les biocapteurs, l’intelligence artificielle et la robotique, ainsi que sur les relations sensibles entre la technologie, le corps et l’environnement. Reconnues pour leurs qualités immersives et monumentales, ses œuvres interrogent les conditions de réception et proposent de nouvelles formes d’altérité perceptive. Présentées au Québec dans des institutions telles que le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), le Musée d’art de Joliette (MAJ), la Fonderie Darling, Occurrence, Clark, Optica et Circa, elles ont également circulé dans de nombreux festivals et événements internationaux, dont MUTEK, le Festival international du film sur l’art, le KIKK Festival (Belgique), Transmediale (Berlin), ISEA, Lab30 (Allemagne) et le Festival international du court métrage de Berlin. Son travail fait actuellement l’objet d’expositions à Contemporary Calgary (Canada) et à Emerson Contemporary (Boston, États-Unis) en 2026, et fait partie de plusieurs collections publiques, dont celle d’Hydro-Québec.
PROGRAMME
Muu | Nelly-Ève Rajotte
2012 | digital | 10 mins
Muu proposes images of a mythical America under the theme of disappearance. The project takes the form of a characterless western film in which the quest lies in the interaction with the viewer, positioned between videographic space and sonic space. The soundtrack immerses the visitor in an ambiguous and disorienting universe, expressing both immensity and emptiness.
∞An Archive of Disappearing Sounds∞ | Michaela Michalak
2026 | Super 8 & 16mm to digital | 10 mins
∞An Archive of Disappearing Sounds∞ is a meditation on environmental grief by evoking a contemplative cinematic space through listening as praxis. As light & sound pollution from settler cities encroach, what inaudible sounds might be heard in the disappearing silences of the Land? By considering what can be learned from listening to the Land, this film reflects on Indigenous critiques of increasing scales of ecocide resulting from settler colonialism through tracing genealogies of extinction.
LIVE SOUND PERFORMANCE BY SID FRANK | 20 to 30 minutes
BLANC | Nelly-Ève Rajotte
2017 | digital | 9 mins 30
Through an aerial robotic displacement, the sublimity of northern Canadian landscapes is surveyed by the machine-eye, calibrated to the spectator’s own point of view. The work opens onto a snow-covered drive-in cinema, where a white movie screen at the center of the landscape invites the viewer to lose themself within the machine’s perspective (“God’s-eye POV”) as it traverses the terrain. As the aerial tracking shot moves through the disorienting white desert—unsettling perception and producing vertigo—the spectator adopts the drone’s elevated, destabilizing viewpoint, that of the machine-eye over the landscape. The project thus situates itself within an inquiry into cinematic language (point of view) and digital arts, leading the spectator to undergo a singular sensory experience while being confronted with their own perceptions of the moving image. Do robots dream of landscape?*
* Do Androids Dream of Electric Sheep? (Blade Runner)
Past: Future: Present Self-Composting | Michaela Michalak
2026 | 16mm | 3 mins
A spectral figure appears in a night landscape where multiple temporalities converge. This work-in-progress is the first dispatch from the Ectoplasmic Research Group. As the beginning of a trilogy that considers what it means to compost the « self » in an era that places increased value on identity and other forms of enclosure, self-composting embraces ectoplasmic, transfeminist, and non-binary frames of « becoming, » as that which exceeds collective operating systems driven by capture and capital.
Nous le futur | Michaela Michalak
2014 (2021) | Super 8 & 16mm to digital | 3 mins 30
Nous le Futur is an intergenerational love letter that creates a bilingual ¨hauntology¨ from interviews on historical memory with Parisian residents. Within this multiyear audio archive; listen to reveries on historical melancholy, Mai ´68, the Algerian Civil War or ¨les événements,¨ French immigration, decolonization, and rising European nationalism.
Apex | Nelly-Ève Rajotte
2014 | digital | 7 mins 30
Apex is a deconstruction of the power of the elements of landscape in search of verticality. The sound space is distorted so that it offers a signifier diverted to the image.
BIOGRAPHIES
Sid Frank is a Montreal-based sound artist who composes minimalist electronic drones that incorporate sounds culled from his archive of field recordings, radio broadcasts and vinyl. He has performed in experimental music venues in Japan, China, South Korea, Taiwan, Mexico, and Canada. In China in 2023, he presented Beijing 1988, a work that combined live performance with a video of street life he recorded in Beijing over three decades ago. An audio recording of the work was selected by Bandcamp as one of the Best Field Recordings of 2024.
Michaela Michalak is an LGBTIQ filmmaker and activist-scholar who researches the politics of memory in relation to sound and silence through cinema, performance, and archival practices. Before residing in Montreal, they were an Affiliated Visiting Researcher at the University of Barcelona and an artist in residence at Hangar.org in Spain. Previously they were an Assistant Professor in the Visual Studies Department at the State University of New York, Buffalo. As a visual artist, they have exhibited internationally at the Lopez Museum (the Phillipines), the 2nd Moscow Biennale for Young Art, the Lisbon Architecture Triennial, and the Bronx Museum of the Arts among others, with Canadian screenings at Pix Film Collective (ON), & Blinding Light Cinema (BC). Recent screenings include ULTRACinema (2025) Cuernavaca, Mexico, with upcoming screenings at the Images Festival, Collectif Jeune Cinema, and
Labo L’argent in France. They are a PhD Candidate in the Faculty of Environmental and Urban Change at York University (ON) and a recent contributor to Hors Champ. They are thrilled to have the opportunity to have a conversation and present their works in their chosen home community here in Montreal. Currently speaking Frespagnole and English, they dream of someday becoming trilingual. Since 2013 they have maintained an itinerant artistic practice, while their formative years were spent in New York City
and Brooklyn.
Nelly-Ève Rajotte is a professor at UQAM’s School of Design, where she leads the research axis Moving Image and Sound Design. A visual and media artist, her practice revolves around moving image, sound, immersion, and the notion of experience, explored through performance and installation. Her research-creation focuses more specifically on non-human modes of landscape capture, mobilizing LiDAR, biosensors, artificial intelligence, and robotics, as well as on the sensitive relationships between technology, the body, and the environment. Recognized for their immersive and monumental qualities, her works interrogate conditions of reception and propose new forms of perceptual alterity. Presented in Quebec at institutions such as the Montreal Museum of Contemporary Art (MACM), the Joliette Museum of Art (MAJ), Fonderie Darling, Occurrence, Clark, Optica, and Circa, her works have also circulated widely in international festivals and events, including MUTEK, the International Festival of Films on Art, the KIKK Festival (Belgium), Transmediale (Berlin), ISEA, Lab30 (Germany), and the Berlin International Short Film Festival. Her work is currently the subject of exhibitions at Contemporary Calgary (Canada) and Emerson Contemporary (Boston, USA) in 2026, and is part of several public collections, including that of Hydro-Québec.

























